
Arrivé cette saison 2025-2026 à la tête de Namur Capitale après un passage du côté de Charleroi et du CEP, Laurent François s’est imposé comme l’une des grandes figures du basketball féminin belge. À 51 ans, ce Luxembourgeois d’origine, Dinantais d’adoption né le 1er février 1975, vient d’être élu Coach de l’Année en D1 féminine, une récompense qui vient saluer une saison d’exception.
Mais derrière cette distinction, il y a avant tout un homme de terrain. Travailleur acharné, constant dans ses exigences et profondément investi dans sa mission, Laurent François a rapidement imposé sa philosophie au sein du groupe namurois. Une philosophie basée sur le travail quotidien, la rigueur, la précision et une vision claire de ce qu’il souhaite construire.
Impliqué également dans la structure de formation des jeunes de l’AWBB, il représente cette génération de coaches capables de penser à la fois le présent et l’avenir du basketball belge. Pour lui, la performance ne peut exister durablement qu’au sein d’une structure saine, stable et réfléchie.
Très attaché à sa famille, qu’il considère comme essentielle dans un engagement aussi intense, Laurent François rappelle souvent qu’un coach ne gagne jamais seul. D’ailleurs, au moment d’évoquer ce titre de Coach de l’Année, il s’est déclaré surpris et surtout reconnaissant envers toutes les personnes qui l’accompagnent au quotidien dans son travail.
Battant mais lucide, ambitieux mais réaliste, il dégage cet équilibre rare devenu indispensable dans le sport de haut niveau.
Le point de vue VLV
Au bord du terrain, Laurent François peut parfois donner l’image d’un homme fermé, sévère, presque inaccessible. Pourtant, derrière cette façade se cache une personnalité profondément réfléchie, dotée d’une lecture très large du jeu et des situations.
La Belgique possède aujourd’hui un niveau extrêmement élevé en matière de coaching féminin, et cette nomination vient certainement récompenser bien plus que des résultats. Elle récompense une intelligence de jeu.
Laurent François fait partie de ces entraîneurs qui réfléchissent constamment. Un coach intellectuel dans son approche, capable d’anticiper, d’analyser et de construire des plans précis.
Une image reste particulièrement marquante cette saison : la finale de la Coupe de Belgique contre Castors Braine. À quelques minutes du terme, alors que Namur contrôlait son sujet, il marchait calmement le long de la ligne de touche, bras croisés, avec ce léger sourire en coin presque nonchalant.

Ce sourire disait énormément.
Il traduisait ce bonheur intérieur discret de voir son plan fonctionner parfaitement. Il démontrait aussi, sans un mot, que Namur avait répondu présent face à tous ceux qui ne voyaient pas le club comme un véritable outsider capable de renverser la hiérarchie.
Et finalement, cette saison aura donné raison à sa vision.
Une consécration née du terrain : les coulisses du titre de Coach de l’Année
Le titre de « Coach de l’Année » décerné à Laurent François pour cette saison 2025-2026 ne doit rien au hasard. En Belgique, cette distinction est le fruit d’un processus électoral rigoureux orchestré par Basketball Belgium afin de récompenser l’excellence tactique et le leadership au sein de la Top Division Women.
Le scrutin repose sur un système de vote pondéré réunissant trois collèges complémentaires :
- Les coaches de l’élite, qui évaluent la qualité du travail tactique et des systèmes mis en place.
- Les capitaines d’équipes, dont la voix reflète la perception des joueuses sur la gestion humaine et la capacité à performer sous pression.
- La presse spécialisée, attentive à la régularité et à l’impact global sur l’ensemble de la saison.
Avec un total de 54 points, Laurent François succède à Fred Dusart au palmarès. Une victoire nette qui récompense non seulement les résultats obtenus, dont le triomphe historique de Namur Capitale en Coupe de Belgique, mais aussi une identité de jeu forte, exigeante et constante.
Cette saison, le meilleur coach de D1 féminine belge a surtout démontré qu’avec une vision claire, de la précision et une immense capacité de travail, chaque défi pouvait devenir un sommet à franchir.

