
Le Toronto Tempo continue de traverser une période compliquée. Battues 92 à 111 par l’Atlanta Dream, les Canadiennes enregistrent une nouvelle défaite qui reflète autant les difficultés actuelles de l’équipe que l’incroyable niveau d’exigence de la WNBA.
Pourtant, tout n’était pas à jeter.
À la pause, Toronto n’était mené que d’un petit point (47-48). Le Tempo répondait présent, trouvait des solutions offensives et restait pleinement dans la rencontre. C’est au retour des vestiaires que tout s’est progressivement compliqué.
Atlanta a inscrit 63 points en seconde période, contre seulement 45 pour Toronto. Une différence qui illustre parfaitement le tournant du match.
Julie Allemand, encore au rendez-vous
Une nouvelle fois, Julie Allemand a répondu présente.
En un peu plus de 31 minutes, la Liégeoise compile :
- 9 points
- 6 passes décisives
- 5 rebonds
- 3/4 à trois points
Des statistiques qui ne reflètent pas uniquement son adresse, mais surtout toute son influence dans l’organisation du jeu. Comme souvent, la meneuse belge a dû porter une lourde responsabilité dans la création offensive tout en assurant un travail défensif conséquent.
Marina Mabrey reste la principale arme offensive
Avec 26 points, Marina Mabrey termine meilleure marqueuse du Tempo.
Mais le véritable débat n’est peut-être pas son nombre de points.
Au fil des rencontres, une impression se confirme : l’attaque de Toronto semble très largement construite autour du duo Marina Mabrey – Julie Allemand.
Lorsque cette connexion fonctionne, Toronto est capable de rivaliser avec de nombreuses équipes.
Mais sur quarante minutes, face à des défenses toujours mieux préparées, il devient difficile pour deux joueuses d’assumer une telle charge.
La question mérite donc d’être posée : le Tempo ne gagnerait-il pas à répartir davantage les responsabilités offensives afin de devenir moins prévisible ?
Les chiffres parlent
Au-delà du score final, plusieurs statistiques expliquent la rencontre.
Atlanta domine largement dans la raquette avec 60 points contre 38.
Le Dream profite également des 20 pertes de balle du Tempo, contre seulement 10 de son côté.
À ce niveau de compétition, ces détails font très souvent basculer une rencontre.
Des rotations toujours en recherche
Avant le match, Toronto a également poursuivi ses ajustements d’effectif.
Kayla Alexander a été libérée avant de signer dans la foulée un deuxième contrat de sept jours. Une situation assez particulière qui illustre la volonté du staff de continuer à chercher des solutions dans sa rotation intérieure.
Finalement, la Canadienne n’a disputé que 52 secondes.
Un symbole supplémentaire d’une équipe encore en quête de la bonne formule.
L’absence de Brittney Sykes continue de peser

Il serait également injuste d’ignorer l’impact de l’absence de Brittney Sykes.
Son expérience, sa défense et sa capacité à créer son propre tir obligent aujourd’hui Marina Mabrey et Julie Allemand à assumer un temps de jeu particulièrement important, toutes deux dépassant les 31 minutes.
Dans une WNBA où chaque équipe possède une profondeur de banc remarquable, cet équilibre devient difficile à maintenir sur l’ensemble d’une rencontre.
Cette réalité est d’ailleurs mise en évidence sur les réseaux sociaux de Toronto (Page FB). Ce commentaire : Jaylen Stark résumait parfaitement l’état d’esprit du groupe :
🇬🇧 « Shake off and on to the next 💙💜 It’d be tough for any team to weather the number of injuries we’ve faced. »
🇫🇷 « On tourne la page et on passe au suivant. 💙💜 Peu d’équipes seraient capables de surmonter le nombre de blessures auxquelles nous avons dû faire face. »
Une équipe qui reste soudée
Malgré cette nouvelle défaite, Toronto ne donne pas l’image d’un groupe qui baisse les bras.
La frustration est bien présente, les tensions inhérentes aux défaites commencent naturellement à apparaître sur le terrain, et les adversaires savent désormais profiter de cette période délicate.
Mais le collectif continue de se battre.
La saison est encore longue et le Tempo cherche toujours les ajustements qui permettront de transformer de bonnes séquences en victoires.
Car si les problèmes sont aujourd’hui visibles, les pistes d’amélioration le sont tout autant.
