TDW2 : une création actée sur le papier, fragilisée sur le terrain

La création d’une TDW2 (Top Division Women 2) devait marquer une étape importante dans la structuration du basket féminin belge. Pensée comme un chaînon manquant entre l’élite et les compétitions régionales, cette nouvelle division nationale féminine se retrouve pourtant, avant même son lancement, au cœur de débats et d’incertitudes.

Dans un article publié dans sa revue officielle en juin 2025, l’AWBB détaillait les principes retenus par Basketball Belgium pour la création de la TDW2.

Lors de la réunion du 2 juin 2025, le conseil d’administration a validé les grandes lignes du projet, destinées à être intégrées via un addendum au règlement de la TDW.

La TDW2 doit être composée de 10 équipes :

  • Les équipes classées 11e et 12e de TDW1 après les play-down
  • 4 équipes issues de l’AWBB
  • 4 équipes issues de la BVL

Un principe de souplesse est prévu :

Si une aile régionale ne dispose pas de suffisamment de candidats, l’autre peut compléter la série.

La TDW2 conserverait une structure à 10 équipes :

  • La 10e classée de TDW1
  • 1 équipe de Régionale 1 AWBB
  • 1 équipe de 1ste Landelijke (BVL)
  • 7 équipes maintenues en TDW2

Le champion monte en TDW1 (sauf équipe B), tandis que les deux dernières descendent. Là encore, un mécanisme correctif est prévu si les ailes régionales ne présentent pas de candidats.

Sur le papier, le système est clair, cohérent et équilibré.


Dans un article publié par Sudpress le 06 février 2026, le discours est nettement plus alarmiste.

Vincent Bouffioux, head coach du Spirou PDL (TDW1), y affirme sans détour que la D2 féminine a aujourd’hui « du plomb dans l’aile ».

Selon lui, plusieurs éléments freinent fortement l’adhésion des clubs, en particulier :

  • Un cahier des charges jugé trop exigeant, voire “violent”
    • Vidéo obligatoire de tous les matchs
    • Statistiques complètes à chaque rencontre
  • Des contraintes structurelles lourdes, notamment pour les clubs gérant déjà une D1 masculine et féminine
  • Une instabilité chronique du format sportif, illustrée par :
    • Des play-down dont l’aboutissement n’est pas fixé en début de saison
    • Des décisions modifiées en cours de championnat
    • Des play-down parfois annulés ces dernières années

Ces éléments alimentent une perte de confiance chez certains clubs candidats potentiels.


Autre point central : l’absence quasi totale d’informations côté flamand.
Aucune communication officielle n’a, à ce stade, confirmé des candidatures solides issues de la BVL.

Or, le règlement prévoit explicitement que :

  • La répartition n’est pas obligatoirement 50/50
  • Une aile peut compléter la série si l’autre est déficitaire

Cela soulève une question fondamentale :
👉 y aura-t-il suffisamment d’équipes flamandes prêtes et capables de répondre aux exigences de la TDW2 ?


À l’inverse, le président de l’AWBB, Jean-Pierre Delchef, se montre confiant.
Il maintient que la TDW2 verra bien le jour, évoquant déjà des clubs wallons intéressés, notamment :

  • Ciney
  • Huy
  • Ottignies
  • Namur B

Un contraste de discours qui illustre parfaitement la situation actuelle :
👉 un projet validé institutionnellement, mais encore fragile dans son application concrète.


Conclusion

La TDW2 existe aujourd’hui dans les règlements, mais son équilibre sportif, géographique et structurel reste à consolider.
Entre ambitions fédérales, réalités économiques des clubs et exigences croissantes, la future D2 féminine se trouve à un tournant décisif.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si la TDW2 deviendra :

  • un véritable tremplin national
  • ou un projet revu, adapté… voire retardé.

Sources :

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