Mechelen (Malines) : un dimanche belge entre basket, ville et identité
Bonjour, me revoilà après une nuit tranquille.
Et ce matin, tout est parfaitement aligné : une belle journée s’annonce, et avec elle une nouvelle étape dans cette saison où je raconte la Belgique par le sport, par les salles, par les ambiances… et par ces déplacements qui ressemblent de plus en plus à une aventure personnelle autant qu’à une mission photo.
Ce dimanche 25 janvier 2026, je prends la route pour le match Kangoeroes Mechelen vs Spirou PDL, prévu à 15h15. Un rendez-vous clair, une affiche solide, et surtout un contexte que j’aime : celui du basket belge qui vit, respire et oppose parfois deux cultures régionales… sans jamais oublier qu’au fond, on joue tous sous le même drapeau.

Être son propre patron : liberté éditoriale et plaisir du terrain
Je le dis souvent et je le pense vraiment : l’avantage d’avoir sa propre ligne éditoriale, c’est d’avoir aussi la liberté de suivre son instinct.
Mes idées ne sortent pas d’un plan rigide : elles se construisent naturellement, au fil des matchs et des routes. Et ce n’est pas une nouveauté : j’ai déjà connu ce rythme, cette logique de reportage, cette envie de raconter plus large qu’un simple score ou qu’une simple action figée.
À l’époque où je travaillais comme photographe à la RAAL La Louvière en football féminin extérieur, j’avais tenté ce genre de concept : un récit plus complet, plus “habité”, qui prend le temps de placer la ville, les gens, l’ambiance… mais je l’avais vite abandonné. Cette impression que le temps améliore l’expérience.
De Charleroi à Boom : neutralité du photographe, passion du sport
Hier encore, j’étais en reportage en terres carolo, au CEP Ladies de Charleroi.
Comme toujours, je suis neutre : en tant que photographe TDW, je suis là pour raconter les équipes, les joueuses, les instants, pas pour choisir un camp.
Mais comme tout le monde, j’aime le sport pour ce qu’il provoque. Et j’avoue que j’ai été un peu déçu de la finalité de la rencontre : non pas parce qu’une équipe gagne ou perd, mais parce que j’aime les matchs où la tension reste vivante jusqu’au bout.
Le score final 74–88 est sévère pour Charleroi, et logiquement mérité pour les Phantoms de Boom.
Et surtout… on retrouvait déjà ce thème qui s’impose presque naturellement dans cette saison : Wallonie contre Flandre, rivalité sportive saine, oppositions de styles, et cette réalité belge qu’on vit chaque semaine dans nos salles.
Ce dimanche, on continue exactement dans cette dynamique.
Ce dimanche à Mechelen : match, ville, récit
Le match est à 15h15… mais dans ma tête, le reportage commence bien avant.
J’ai envie de faire les choses différemment, sans pression, mais avec une vraie intention.
Alors pourquoi ne pas commencer en dilettante, comme on dit : une petite visite de Mechelen, environ une heure, juste pour marcher, observer, cadrer, et sentir le décor.
Parce que Mechelen n’est pas qu’un point sur une carte.
C’est une ville qui a une identité, une histoire, un rythme… et un club qui porte haut le basket belge.
Et c’est exactement ça que je veux raconter : pas seulement un match, mais tout ce qu’il y a autour.
Encart – Kangoeroes Mechelen : un club belge devenu référence
Avant de parler du match, il faut parler du club.
Parce que Kangoeroes Mechelen, ce n’est pas “un club sympa” parmi d’autres : c’est un des plus grands clubs de Belgique, et un nom qui compte autant sportivement que symboliquement.
Une naissance récente… et une croissance fulgurante
Kangoeroes Mechelen est né en 2009, via une fusion, et le club a rapidement structuré un projet solide et ambitieux.
Ce qui frappe, c’est la dimension globale : le club est organisé, il est dense, et il repose sur une vraie base, pas uniquement sur une équipe fanion.
On retrouve notamment une structure comprenant :
- plusieurs équipes seniors (hommes et femmes),
- et surtout une base de jeunes qui montre que le projet est construit sur le long terme.
Un palmarès féminin qui impose le respect
Côté basket féminin, Kangoeroes Mechelen s’est installé tout en haut :
le club a été champion de Belgique en 2024, et ce titre marquait un troisième sacre consécutif.
Autrement dit : on parle d’un club qui a construit une vraie domination récente, une dynamique gagnante, et une culture de performance.
Mechelen, aussi en Europe
Ce statut ne s’arrête pas aux frontières : le club a aussi connu la scène européenne, notamment en EuroCup Women.
Ce n’est pas un détail, c’est un signal : Mechelen est une équipe qui a une ambition plus large, une visibilité plus grande et un niveau qui oblige.
Mechelen / Malines : j’assume le nom dans sa langue
Et ici je veux insister sur une chose : j’aime garder la valeur des noms de notre pays dans leur langue.
Mechelen, c’est Mechelen.
Oui, en français on dit Malines, mais je suis Belge, pas Français. Et je revendique cette nuance, parce qu’elle dit beaucoup de qui je suis et de ce que je fais.
La Belgique n’est pas un détail administratif : c’est une identité faite de langues, de cultures, de villes différentes, mais connectées.
Et ce dimanche, c’est exactement ce que représente cette affiche :
Spirou (Wallonie) vs Mechelen (Flandre).
Mechelen, une ville de 90.000 habitants… et une vraie énergie
Mechelen tourne autour des 90.000 habitants : une taille parfaite pour être une ville vivante, active, bien connectée, avec cette sensation qu’on peut y trouver à la fois le mouvement et la proximité.
Et surtout, Mechelen a ce que j’appelle une “vibe belge” très particulière :
pas trop grande, pas trop petite, avec une identité forte, un centre animé, et un patrimoine qui se laisse découvrir en marchant.
La Dyle : la rivière comme fil rouge du pré-reportage
Un des fleurons de Mechelen, c’est la Dyle.
Cette rivière structure la ville, mais surtout, elle est devenue un véritable axe d’activités et de vie.
Et c’est exactement le genre de décor que j’aime intégrer dans une journée reportage : un lieu qui donne une respiration, un cadre, une couleur.
Je le sens déjà : la Dyle va être un centre de mon objectif.
Et avec mon Tamron 18–300 mm, je vais pouvoir jouer sur deux styles :
- des plans larges pour montrer l’ambiance urbaine,
- et des détails serrés, des reflets, des textures, des scènes qui racontent Mechelen sans devoir écrire des kilomètres.
Parce qu’une ville se raconte aussi en images, pas seulement en mots.
Gastronomie : Mechelen se déguste aussi
Et puisque ce pré-reportage, c’est aussi la vie en dehors de la salle, autant ajouter une touche locale.
Mechelen est connue pour quelques spécialités qui valent le détour :
- la bière Gouden Carolus, brassée localement, emblématique,
- et le stoofvlees, ce ragoût de bœuf mijoté dans une sauce à base de bière brune.
Pas besoin d’écrire un guide gastronomique complet : une phrase suffit à donner le goût.
Et ça, c’est exactement ce que j’aime : ce petit détail qui te fait sentir que tu es quelque part, pas n’importe où.
Wallonie vs Flandre : la Belgique en version basket
Hier, Charleroi contre Boom.
Ce dimanche, Spirou contre Mechelen.
Et au final, le fil conducteur est toujours le même : le basket belge nous rappelle que notre pays est multiple, mais qu’il se retrouve au même endroit pour les mêmes raisons : la passion, le jeu, et ce qui se construit sur le terrain.
Mechelen est un grand club, une ville forte, un symbole sportif, et une étape logique dans ma saison “flamande” après avoir couvert une grosse partie de la Wallonie.
Et j’aime cette parité-là :
Braine et Mechelen, deux noms qui pèsent, deux identités, deux piliers.
Conclusion : le match n’est qu’une partie de l’histoire
Ce dimanche, je ne vais pas seulement photographier une rencontre.
Je vais raconter un moment, une ville, un déplacement, une ambiance.
Parce qu’un reportage, ce n’est pas que le ballon.
C’est la route, la salle, les gens, la lumière, et parfois… une rivière qui accroche le regard avant d’aller chercher un lay-up au bon timing.
Mechelen m’attend.
Et moi, je suis prêt.
