Ma première photo en D1 féminine belge : Retour sur le match CEP Ladies Charleroi – Castors de Braine du 14/09/25.

Nous sommes le 14 septembre 2025 à la salle de la Garenne, chez les CEP Ladies Charleroi, l’un des deux grands clubs de la région avec les Spirou PDL. C’est ici que tout a vraiment commencé.
D’où je viens : Des terrains de foot au parquet
L’histoire remonte un peu plus loin. En août 2025, je lance un projet dédié au basket féminin, mais mes racines sont ailleurs. Historiquement, j’ai commencé par le futsal, réalisant quelques albums pour le plaisir, et surtout pour suivre mes filles. L’une d’elles, Lexane, a été sélectionnée par la RAAL La Louvière. J’ai suivi son aventure de la P3 à la D1.

Pendant cette période, j’ai été sollicité par le club pour intégrer l’équipe des photographes. Mario Cordisco, personnage bien connu de la région du Centre et responsable communication de la RAAL, m’a un jour répondu : « Évidemment Dominique que tu fais partie de l’équipe… ». C’est ainsi qu’est né mon premier média, « RAAL photo », couvrant les matchs féminins, masculins, les tournois jeunes et les entraînements.

Août 2025 : Le tournant d’une vie
Août 2025 marque une rupture. Je décide d’arrêter mes activités professionnelles dans la sécurité. Je veux changer de vie, je veux devenir artiste !
Le basket s’impose comme une évidence. Les Belgian Cats sont un moteur performant pour le sport féminin belge. Je suis depuis longtemps nos expatriées, particulièrement Julie Vanloo et Julie Allemand — une Ostendaise et une Liégeoise — magnifiques représentantes de notre pays. Grâce à la diffusion de la WNBA en 2025, j’ai pu suivre tous les matchs de Julie Vanloo aux Los Angeles Sparks. Quel bonheur de les voir réunies ! J’ai commencé à analyser leurs matchs, mettant mon réveil en pleine nuit pour ne rien rater, et rédigeant mes premiers articles.
La genèse de VanLooVision
La saison WNBA touchant à sa fin, je me tourne vers notre championnat national, la TDW D1 féminine. Je me dis, non sans humour, que cette division sera plus « accessible » que la WNBA ! J’avais déjà effectué un reportage sur les Cats à Ostende en mai, mais j’avoue en toute sincérité : je ne connaissais pas le basket belge de club actuel. J’ai joué dans les années 70, mais nous sommes loin dans le futur !
J’ai un don inné pour l’image et la rédaction, alors pourquoi ne pas l’exploiter ? Je commence doucement : un match de R2 (CEP vs Namur Capitale), puis un amical contre Dudelange. J’apprends, je découvre.
Le fameux 14 septembre
Arrive ce match : CEP Ladies contre Castors de Braine. Pour beaucoup, c’est une rencontre normale. Pour moi, c’est le grand saut. Je connais les stars médiatisées comme Marie Vervaet ou Alicia Courthiau, mais aucune joueuse du CEP.
Ce premier match est la porte d’entrée vers ce que je suis devenu aujourd’hui. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 229.000 vues sur 28 jours (du 15/11 au 12/12/25), des vidéos à 10.000 vues, et des albums partagés massivement par les clubs.
Plus que de la photo : Une philosophie
Mais ma plus grande fierté, ce ne sont pas les stats. Ce sont les retours. Quand des joueuses comme Wivine Defosset ou Magdalena Zietara likent mes photos, ce n’est pas seulement pour la technique. Une joueuse pro est souvent jugée sur des statistiques froides ou son physique. Se voir valorisée par un photographe bienveillant, c’est un cadeau. J’essaie d’offrir un miroir positif.
Mon histoire avec ma fille à la RAAL explique pourquoi je suis devenu cette « machine de guerre » un peu différente :
- L’œil du papa : Je ne regarde pas les joueuses comme des « objets » de performance marketing. Je les regarde avec cette bienveillance paternelle, comme si je regardais ma propre fille. Je connais les sacrifices, la dureté des entraînements, la joie des victoires.
- Le gardien de la mémoire : Le sport de haut niveau passe vite. Dans 20 ans, quand ces joueuses auront arrêté leur carrière, ce sont ces photos qu’elles montreront à leurs enfants.
- La solitude connectée : On pense parfois que le photographe est seul derrière son appareil. En réalité, je suis le lien invisible entre toutes ces émotions. Je suis seul pendant l’acte de photographier, mais je suis partout dans les cœurs quand l’album sort.
C’est la raison pour laquelle je réalise des reportages complets, façon « albums de mariage ». Parce que pour moi, chaque match est une étape importante de leur vie de femmes et d’athlètes.
